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TRAÇOTHÈQUE OÙ, QUAND, COMMENT?

Jacques
Christian JACQUES

Né en 1957 en Ardèche
Vit et travaille à Ancy (69).

Enfant solitaire, il dessine tout le temps et un jour, il ose montrer ses travaux au sculpteur  parisien Yankel qui possède une maison de vacances dans son village et c’est de cette rencontre que tout est parti.

Etudes au collège puis formation de plâtrier peintre ; profession qu’il n’exercera que quatre mois, avant de faire un autre apprentissage  auprès de son beau-frère , ferronnier d’art. Il a trouvé son matériau.

Au départ, il réalise des portails, des balcons, des accessoires de cheminée… puis un jour, toujours grâce à Yankel, il découvre la magie de la rouille et des matériaux qui ont déjà toute une histoire.

Il bascule, l’artisan habile se métamorphose en artiste.

Solitaire, il l’est resté ; il ne fait partie d’aucun groupe et sa plus grande galerie est en plein air, sur les quais de la Saône, à Lyon, au marché de la création, chaque dimanche matin. Expérience unique sur la longueur.
Pluie, neige, froid ; rien ne rebute les artistes. Depuis 1987, Ch. Jacques occupe la même place au début du marché. Il faut arriver de bonne heure, payer son emplacement et attendre le chaland.

Quand il bat la campagne, c’est pour traquer les décharges, comme d’autres les champignons ou les mûres des buissons. Ressorts de matelas ravagés, bidons déformés, ustensiles aux lambeaux oxydés, mécaniques désossées, il empile tous ces précieux trésors dans le capharnaüm de son atelier. Un jour, de quatre boîtes de conserve rouillées, trois couvercles du même métal, un fragment de tôle et quelques fils de fer, naîtra un fascinant batteur de jazz dont les sept bras vous emporteront dans un fascinant solo.

Au fil des ans, la « métal-morphose » vire à l’abstrait : de support, le socle devient sculpture, couronnée d’une touche figurative comme cet étourneau ou ce dresseur de cheval ailé perché sur les élancements d’une improbable lanterne magique chinoise constellée de médailles aux idéogrammes rongés.

Parfois, comme son maître Yankel, le sculpteur se fait peintre, dans d’étonnants « assemblages de déchets » alliant bois et fer sur des aplats colorés où dominent souvent le bleu et le rouge.