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Kroichvili
Agnan KROICHVILI

Né en 1961. Vit et travaille à Sathonay-Camp (69)

D’origine géorgienne, Agnan Kroichvili peint des fables qui content sa liturgie personnelle. Il fait partie de ces artistes, attachants, qui ont imposé leur écriture dans le paysage lyonnais. Une écriture baroque, reconnaissable aux personnages qui semblent échappés d’un grimoire, ainsi qu’aux calligraphies minutieuses, pattes de mouche courant sur la toile pour l’enserrer dans une sorte de maillage graphique.

Il y a, bien au-delà des courants et des modes, des peintres qui, sans cesse recherchent les traces de l’origine de l’homme…Agnan Kroichvili est indiscutablement de ceux-là.

Il est de ceux qui décryptent l’histoire, de ceux qui l’écrivent et de ceux qui veulent la construire.

Il est grâce à la fragile conjonction du sentir et du savoir, celui par qui le message universel de liaison entre les peuples peut arriver. Il est par son origine et son métier d’archéologue l’un de ceux qui se passionnent pour la trace retrouvée. Il est enfin par ses convictions propres, celui qui croit et qui a reçu mission de dire aux hommes par la peinture, la grandeur du message d’amour adressé à l’humanité. Ainsi nait une sorte de litanie au tableau, comme si l’écriture systématique devenait un point de ralliement où chacun trouvait son compte pour le salut de son âme loin ou proche des religions dans l’unité du même esprit.

Bernard Gouttenoire

Pourvoyeur de racines, généalogiste méthodique, réveilleur de fantômes, évocateur de destins incertains, habilleur méthodique d’homme-lettrine, calligraphe de nos songes, c’est comme cela qu’il fixe en nous des embryons d’humanité.

Dominique Rivière

Une fois passées les salutations d’usage, Agnan Kroichvili vous happe dans son univers. La première chose qui frappe, c’est sa fébrilité, son impatience à vouloir tout expliquer, tout de suite

Le peintre utilise des traces : celles du rouleau de peintre en bâtiment, celles d’une ficelle trempée dans la peinture, ou de papier-chiffon imbibé d’encre de Chine, étalées sur du papier kraft, puis lavées… Ce qui résiste au lavage, il l’utilisera pour en faire immerger ses visions, son œuvre. « Des visages apparaissent, je rends visible ce que mes yeux aperçoivent. Les formes naissent d’elles-mêmes, je me contente de les accompagner ».
Agan Kroichvili au contraire de beaucoup d’autres artistes est capable d’expliquer son œuvre dans les moindres détails. Tout est pensé, décortiqué ; tout tourne autour d’une même obsession : celle des origines et de l’empreinte qu’on laisse après soi.

Les idées du peintre s’entrechoquent. On sent que les mots ne peuvent pas se prononcer aussi vite que sa pensée le voudrait… On se contente d’effleurer l’indicible, de soulever un voile sur une œuvre d’une richesse exceptionnelle, nourrie d’un imaginaire qui puise sa source aux origines de l’artiste.

Agnès Larose