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TRAÇOTHÈQUE OÙ, QUAND, COMMENT?

Chabaud
BOZO

Né à Nantes en 1949.Vit et travaille à Clisson (44) à l’atelier du Nid d’Oie.
Licences d’Histoire de l’art et d’Arts Plastiques. Enseignant en collège pendant 20 ans
Travaille le bois à la dimension de l’arbre, et depuis 2001 travaille le schiste en sculptant des poteaux de vignes. Il crée en 93 le sentier sculpturel de Mayrones dans l’Aude.

« Vous me parlez de lignes et je pense au fil du bois qui conduit mon outil.
Quand vous parlez de formes je pense à celles que la matière nous enseigne. Les couleurs je les vois chaudes et rustiques, couleur bois. La force, celle de la matière majestueuse des arbres. Le mouvement dépendra de la personnalité de mon sujet : il sera expressionniste. Quant à moi, j’ajouterai volontiers à votre discours une plaidoirie de la sensualité olfactive et tactile, et la défense de la taille directe, intuitive : l’improvisation totale.
A l’évidence Bozo bois ! »   
Bozo

« Ceci n’est pas un concept », est le titre significatif d’une des œuvres de Bozo. A lui seul ou presque, il résume l’esprit qui anime l’artiste dans sa création : faire jaillir des êtres charnels et nous conduire à l’exaltation sensuelle. Modeler le bois et lui donner une âme pour en faire une œuvre humaine plutôt qu’une idée abstraite et froide, telle est la motivation sous-jacente de l’artiste, rendant ainsi l’ensemble de sa création d’autant plus accessible au grand public. »
    Abzac 1999

« … Ce que le sculpteur réussit ici pour lui-même est une force qui profite à tout le monde, à tout un chacun qui travaille son regard jusqu’à voir. Cela ne peut être donné, mais cela peut être cherché par celui qui aime chercher, qui aime aimer. Il y a de la beauté dans la confiance faite ici aux arbres, à leur matière, à leur naïveté de plantes ; du talent à faire tenir leur teneur en d’autres objets qu’eux-mêmes. Il y a là comme une chance fragile, mais voulue. Chance obtenue par la vérification têtue de tous les faits et de tous les gestes par un seul homme, et qui donne l’œuvre et l’Homme. C’est ce rien et cet infini que l’artiste fait chaque jour en s’y aveuglant presque, en l’oubliant. »
    Olivier Parault

« Tu cherches, tu creuses, tu caresses un peu, et puis tu écorces, tu fends, tu tailles, tu évides car sous l’aspérité tu devines le mouvement caché, tu sens la force emprisonnée dans ces branches raidies, tu sais qu’au cœur du bois, le plus résistant mystère s’est niché, témoin des années écoulées ; tu veux le retrouver, le faire émerger, le dresser vers le ciel, pour faire chanter la pluie, pour retrouver la vie, pour interpeller ces humains qui passent leur chemin.
Tu écoutes la pierre, tu entends un son franc et solide, alors tu sais qu’elle peut souffrir pour être belle. Tu ne la ménages pas avec ton lapidaire, mais elle reste docile ; tu sais bien la traiter pour qu’un rayon de lumière traverse le gris bleuté, pour que des motifs venus du fond des âges décorent les à-plats rugueux, pour qu’elle donne à regarder, pour qu’elle nous fasse retrouver une pensée qu’on avait négligée, puis oubliée. »
    Marie Rialland