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Yves Boulay
Yves BOULAY

  

Né en 1945, vit et travaille à St Vincent du Lorouër


    École de publicité et Beaux Arts à Tours. Collabore à la création d'un mouvement de poésie et à des expériences de cafés théâtres. Commence son travail de plasticien vers les années 1964. Parallèlement travaille en tant que graphiste. En 1980, crée les Editions Jupilles et en 1987, le Studio du Chêne (studio de créations graphiques), qui existe toujours aujourd’hui.

    « L’atelier est dans la cour, face à la maison de maître, l’un et l’autre bâti dans cette pierre de tuffeau typique de la région. À peine entré, on est saisi par les regards. Aux murs des dizaines de photos, photos de groupes, en pied, portraits d’inconnus, photos détournées, déstructurées, décalées, découpées, répétées.

    « Derrière les visages, on peut imaginer, voir tout ce qu’il peut y avoir d’avoué et d’inavoué » dit Yves Boulay.

    Il a commencé par travailler sur les mots. Ses premières œuvres étaient en quelque sorte des poèmes objets. Une affiche ancienne en garde la trace : « Mes mots, memo, mes maux ».

    Les mots n’ont pas complètement disparu. On les retrouve, dépouillés de leur sens, servant de décor, de support aux œuvres plus récentes.

    C’est sur les photos, les mots et la mémoire qu’il travaille désormais. Peu de couleurs dans ses œuvres, presque exclusivement du rouge et du noir. Outre ses photos déstructurées où l’image se déforme « comme se déforment et deviennent imprécis les souvenirs », Yves Boulay crée des boites de mémoire. Une amie pharmacienne lui a fait cadeau de tout un lot d’anciennes boites de pharmacie. Dans ces boites de carton qu’il utilise comme des théâtres en miniature, il crée à partir de matériaux les plus divers, tout un monde surréaliste.

    Dans la maison, demeure bourgeoise du siècle dernier, la mémoire est aussi présente. Dans les meubles, les objets, le piano à rouleaux désaccordé, et plus particulièrement encore dans le bureau, pièce figée dans l’état qui fut le sien au début de ce siècle, avec sa cheminée en marbre, sa pendule entre ses deux candélabres et ses murs tapissés en imitation cuir frappé d’or. La maison toute entière est comme l’écho du travail d’Yves Boulay ».


Texte de Anne Marie Gillet paru dans ateliers d’artistes en Sarthe, édition Puls’Art.



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