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Corinne Le Guhennec
Corinne LE GUHENNEC



   Née en 1962, vit et travaille à Séné

    « Chaque dessin, chaque peinture, chaque volume que je réalise est une pièce minuscule d'un puzzle (morceaux de vie, vie en morceaux) qui ne serait jamais terminé, un morceau de l'infini, d'un univers sans limites comme le cosmos ou l'empire des rêves.
    La toile est pour moi un lieu de confiance, un espace sacré, magique. C'est un aller-retour permanent entre le haut et le bas, un conflit de sorte qu'aucun ne l'emporte sur l'autre. De cet affrontement, de cette tension naît une force qui me nourrit et ainsi alimente chaque œuvre née ou à naître. Pour traduire cela, le noir me convient bien parce qu'il exprime l'obscur, l'opacité, afin de mieux exalter les signes de vie .
    J'aime les oppositions, la dualité entre sacré et profane, entre pur et impur, entre bien et mal, entre bonheur et souffrance. C'est un combat rituel avec parfois, au bout l'apaisement, mais celui-ci est toujours de courte durée. Seul compte le recommencement.
    Aux pigments (terres naturelles) à l'huile, je mêle le charbon de bois, la cendre, le papier de soie (j'aime son apparente fragilité, sa transparence, sa sensibilité et sa résistance à la brutalité du geste de trituration de déchirure), le papier pelure, le papier de Chine, la bande plâtrée, les tissus bruts rejetés par la mer, les compresses, l'étain, les végétaux (feuilles, pétales de fleurs, fruits séchés, pelures d'ail), les pastels gras, l'encre et la mine de plomb pour les dessins. »

    « Dans mes œuvres, il est question de vie et de mort, d’enfance, de transmission (mémoire), de passion, de secret, de folie. Ainsi, les dessins se succèdent-ils de manière quasi-obsessionnelle, les peintures sont sous l’emprise de la noire attraction. Mes châssis étoilés comme je les appelle.     C’est tantôt un hurlement silencieux, tantôt un hululement solitaire. Je suis une chouette et je déchire la nuit. Je brave la mer(e) qui avale tout, je remue le terreau où tout disparaît mais où palpite la  vie, j’embrasse le ciel sans fin où voyagent les souvenirs et vagabondent les esprits.     Noire attraction. Noir de  vie  comme le noir de vigne. Euthanasie ou la honteuse amnésie, le  vol de pluie, le passé décomposé, le chat sur le menhir, le grand saule sur le toit, le cyprès si près de la maison, les pointes de cœur et l’amour creux, les racines empoisonnées, la révolution du passé ou le passé révolu, l’ongle bec-d’oiseau, l’œil vitrail, le fabuleux destin des prédestinés, les organes sanguins de Cécile, le marin-chagrin, le mât de misère, les enfantillages et les jeux de dames, la toile d’égratignée, etc… »



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