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Chloé COTTALORDA
Chloé COTTALORDA

        

    Née en 1987, vit et travaille en Ardèche depuis 2011

    Licence Arts Plastiques – CAP décoration sur verre – Formation de compagnon verrier européen .


    Chloé Cottalorda fait partie des artistes qui grâce à leurs œuvres, captent votre attention dès le premier regard. En effet, en déambulant dans le festival de Bannes nous sommes passés devant l’espace dédié à cette artiste et la magie de l’art a opéré. Notre attention captée, la discussion s’est enchaînée et la voilà dans nos pages. Chloé est souvent dans la grisaille, non pas qu’elle soit d’humeur sombre mais plutôt attirée par la technique de peinture sur verre du même nom. Cette méthode consiste à cuire des oxydes métalliques à 610 ° pour qu’ils s’incrustent dans la feuille de verre; une technique ancestrale revisitée d’une manière plus contemporaine.

    «  J’aime attraper ce qui ne se voit pas avec les yeux. La farce humaine et ses histoires deviennent des friandises que je croque sur des carnets. Puis vient le temps de picorer dans ces narrations, de les incorporer à mon monde. Dans l’intimité du « moi » se fait le cryptage visuel. C’est de cette consommation boulimique du monde de l’autre que l’image apparaît, lieu où se condense perception, représentation, intuition et hasard.

    Ces personnages en terre sont les restes de cette comédie humaine dont je te parlais juste avant. Effectivement ils sont déformés, estropiés car on ne ressort pas indemne de ce carnaval. Un brin mélancolique, une touche d’humour, chacun les voit avec ses yeux, sa vérité.
    C’est la technique de la grisaille qui, dans un premier temps, m’a imposé ces couleurs. Mais j’ai très vite fait le rapprochement avec le carnet de croquis. Ce sont pour moi des couleurs de l’instant, du fugace, de l’impératif, de l’écriture aussi…J’aime ces deux couleurs qui font les autres plus belles…

    Je trouve que tu as plutôt bien résumé ce qu’était la grisaille. Ça commence avec une poudre grisâtre (à base d’oxyde métallique) que je mélange à l’eau ou à d’autres liants dont je recouvre une feuille de verre. Ensuite il s’agit au sens propre de dessiner avec la lumière. Je cherche la lumière dans les ombres et non le contraire comme dans le dessin ou la peinture traditionnelle (où tu dessines les ombres). Tout est inversé, même les textes doivent être écrits à l’envers. Après le tout est cuit à 610 degrés afin que les oxydes se fixent dans la feuille de verre. Les émaux viennent quelques fois apporter des mouches de couleurs. »

Extraits d’une interview de Chloé Cottalorda par Vibration Clandestine



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