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TIDRU
TIDRU

Né à St Etienne en 1986. Vit et travaille en Ardèche. Autodidacte.


« En sculpture, j’utilise de la terre que je cuis et patine. Dans sa mise en œuvre, la terre est un matériau qui me convient bien car elle permet une utilisation instinctive et rapide.
Dans la même optique, en peinture, j’utilise de l’acrylique car sa facilité d’emploi et son séchage rapide me permettent de faire et défaire sans contrainte technique. Il y a souvent plusieurs couches sous le tableau qui correspondent à des scènes différentes. Ces "sous-tableaux" sont des scènes que je n’ai pas finies sur le moment et dans lesquelles je ne suis pas arrivé à me replonger après coup.

Mes personnages se veulent discrets, inquiets, ils aimeraient se fondre dans la masse ; gonflés d’humanité tendre, ils sont à l’âge de l’innocence, de la naïveté. En définitive, mon travail tente de mettre en lumière la face cachée de l’homme, l'expression de son inconscient et de ses sentiments enfouis sous les couches du costume social, physique, moral ou comportemental.

Les émotions, les sensations, quelle que soit leur nature ou leur origine, m’intéressent et font partie de ma matière première. C’est mon carburant. »

extraits de trois interwiews


    Quand la mémoire s'efface, seules les émotions restent et s'accrochent à l'intérieur comme des traces indélébiles que le temps peine à blanchir.

    Le cerveau communique sans cesse. Par manque de sagesse ou par plaisir de se faire sauvage et incontrôlable, le cerveau s'autorise à se détacher de la conscience moralisatrice, comme par volonté de lui désobéir ou plutôt de la trahir. Dans un combat sans fin, où la liberté de chacun est en jeu, le cerveau vomit ses pensées malsaines sur la conscience qui, elle, tente d'étouffer cette voix par tous les moyens qui puissent s'avérer efficace.

    Ainsi, dans les abysses viscéraux de la pensée, entre les déchets mémoriels et les résidus frénétiques d'une vision immorale, viennent accoster les dernières extraditions de la conscience. Intramuros, prisonnières de leur propre placenta, elles s'expriment, elles, sous forme de sensations, et jubilent ainsi de leur marée noire silencieuse sur l'existence.

    Dans une nécessité de vider le sac émotionnel et de digérer les pensées affranchies de toute rationalité ; l'inconscient s'exprime par le corps. Avec la matière, lien possible avec l'extérieur, il libère, un temps soit peu, ses fardeaux qui le parasitent.

    Par la peinture ou la sculpture, ce qui n'est pas palpable le devient, et diffère en fonction de la nature de ce qui se présente au parloir du corps. D'un seul élan, comme un vomissement, pressé d'un instant de liberté, le corps exulte.

texte expo à Lablachère

 




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