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ZOUDOU
ZOUDOU

      

     Né en 1962, Jean-François BARRAT, dit ZOUDOU vit et travaille en Vendée


    Dans une autre vie fort lointaine, ZOUDOU a été ingénieur en aéronautique.

    Et puis adoptant la vraie vie, ZOUDOU s'est mis à cultiver en plein champ la mauvaise herbe sans séparer le grain de l'ivresse. Il sévit à Limoges (89-96), on se souvient du Petit Marché Poétique, des Monstres des Bois et des Jardins éparpillés dans la ville... Puis il plongea dans l'écume de l'océan à la Chaume aux Sables d'Olonne (96-05) avec une Folie des Enchanteurs vibrionnante qui accueillit artistes et rêveurs jusqu’à la fin des haricots. Ensuite, il fourbit ses armes à Trélazé près d'Angers (05-11) au pays de l'ardoise bleue où il entreprit des Échappées souvent singulières et joua aux allumettes.

    Puis d'un nouveau coup de dé, il revint en Vendée pour échafauder de nouveaux plans sur la comète...

    ZOUDOU s’escrime à rendre le monde moins frigide, plus drôle, plus coloré, plus proche des dessins d’écolier… Et puis quand ça lui prend, tous les deux ou trois ans, entre deux averses, il met en route une fournée de bestioles des êtres bien innommables… Il y eut les Nénettes, les Canassons, les Couples Infernaux, les Geishas, les Défroqués, maintenant les forains de Circus... Si ceux-ci semblent fragiles dans leur voile de papier, s'ils vacillent dans leur gestuelle incertaine, ils ont au fond de leur cœur tendre, un bois toujours vert, prêt à renvoyer la volée...

A propos de sa dernière série CIRCUS : c'est un petit cirque de village, qui traîne sa peine perdue, brinquebalant, vaille que vaille. Il toussote, sanglote, se mue lentement tel un serpent sans queue ni tête. Il s'époumone vainement, il tricote instable sur ses gambettes infirmes. Moitié freak, moitié frac, il joue la peur du vide existentiel dans un poker insolent. Il joue faux sur tous les plants de salade, il joue les faux sanglantes, tue à perdre haleine les dernières apparences. Il est d'ici, de nulle part et de partout à la fois, dans le creux du ciel constellé de notre mémoire, dans l'ultimatum vénal de nos intérêts veineux. Il claironne sa triste mélodie repentante, il dansote sexy sur son piédestal estropié, il caracole en tête de gondole, il tintamarre dans le charivari des émotions à jamais évanouies. Il amuse, il rigole, puis il terrorise, il thésaurise : Oh ! La belle cuiller ! Oh ! Le dadais royal ! Oh ! Les cœurs serrés et les larmes de feu ! On se gausse par-dessus les épaules, on lance des hula hoops interdits, on applaudit à corrompre, les gorges dévoyées. La foule qui frissonne, croit sa dernière heure venue. La foule qui exulte, bat à tout va, repousse au possible ses ultimes repentirs. Puis silence, plus rien sur la piste ! Alors, la page s'enroule dans son tapis volant, elle reprend sa route impeccablement en colonne ordonnée, évitant les chardons ardents, les ornières plombées. On la réclame un peu plus loin, virginale, pure, en fol espoir au carrefour des placards et sous des réverbères plaintifs. On l'attend de plus belle et ce désir furieux de circonvolutions, de parades illusoires est un véritable crève-cœur...

Zoudou février 2017



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